Les messages de la Vaunage /
Amnesty International, son
impartialité et son indépendance restent des
valeurs fondamentales pour préserver sa
liberté d'action partout dans le monde. Ses
activités sont financées par ses seuls
membres, les dons ou les achats privés. Pour financer notre groupe nous
organisons chaque année une grande tombola dont le
premier lot est une uvre d'art et c'est souvent un
tableau. En 2004 et 2005 c'est Muriel Goroneskoul (Goro) qui
nous a offert un de ses tableaux. En 2006 Les Girofla de
Marsillargues. Chaque année au mois de mai
nous imprimons nos tickets de tombola sur lesquels doivent
figurer les lots proposés, nous avons alors tout
l'été pour essayer d'en vendre un maximum et
le tirage a lieu le jour de la fête des association
sur notre stand à la rentrée. Alors voudriez vous faire partie de
ces généreux donateurs qui nous ont permis
jusqu'à présent de mener à bien les
missions de défense des droits humains, en nous
faisant don d'une de vos uvres pour notre tombola
? Michel Mouton Membre d'AMNESTY
INTERNATIONAL Groupe de Lunel michelmouton@yahoo.fr 04 67 27 68 24
Pour ceux qui ne savent pas de quoi
il sagit : jetez un oeil sur le site : http://roland-veuillet.ouvaton.org/?-Affaire-Roland-Veuillet- nous place, on nous
déplace, on nous partage. On coupe notre
temps, on léclate, on
aménage nos salles
On lavait
appris en tant quélèves,
on le poursuit en tant
quenseignants, que surveillants, que CPE,
quATOSS
Une fois muté,
affecté à une zone, à un
établissement, à un service
ces affectations rechangent.
On nous « affecte » , on nous «
gère ». Une fois
stabilisés, on acquiert un peu de
liberté pour développer
notre talent, quand on en a
encore le goût. Avant de se poser, on
gesticule, où on peut, on bricole des
projets sans lendemain : lan prochain on
sera ailleurs, dautres
contraintes administratives, dautres
villages, dautres villes
auxquels sadapter, dautres
enseignements. Cest
précieux quand on nous pose ;
alors nos vrais projets peuvent se
développer, nos enseignements peuvent
mûrir. On nest plus dans la survie.
On habite. On connaît nos
élèves, les frères et
surs, les parents. Ca change
tout. Cest si
précieux que souvent, on nose plus
bouger, on se recroqueville sur sa famille, sa
maison. On a assez bougé. Souvent aussi on a envie
dessayer, de prendre des risques,
davoir du génie, de se
gourrer, de se battre. Parce quon aime
ça, parce quon les aime bien, parce que
ça vaut la peine, parce quils le
méritent. Alors, si on veut nous faire
payer, si on veut faire taire les autres, il
suffit de nous bouger, de nous
« gérer » : de changer
lemploi du temps, de changer les cours, les classes,
les villes et les villages. Et cest
reparti pour la survie, les nouveaux
repères, les trajets, les nouveaux cours,
les aller-retours, les
bizutages du nouveau
Nos corps sont
gérés, comme ceux de nos
élèves et se développent
des coquilles technologiques
(TICE, Iprof, vidéosurveillance, scanner
laser des absences,
ritaline
) qui nous enveloppent, «
pour notre bien » et donnent
limpression que tout fonctionne. Peu
importe que derrière cette coquille, dans cette
coquille, tout seffondre. Peu importe que
nos élèves soient psychologiquement
en ruine, du moment quils sont
présents, assis et muets, peu importe
que les profs soient sous calmants et
quils ne croient plus en leurs
« contenus ». Sauvons les apparences,
The show must go on ! Aujourdhui, Roland
Veuillet me parle peut-être de ça.
De ces personnes qui morflent
déjà dans leur quotidien et
quon déplace comme ça, un
jour, à 300km de chez
eux, pour les punir. Et toc ! De ces corps qui
crient quils ne sont pas
heureux dans nos écoles et qui veulent
senraciner. De ceux auxquels on demande
sans cesse des preuves. Ils peuvent courir 16
500 km et ne pas
salimenter pendant deux mois, on leur en
demandera encore. Comme ces sans-papiers
auxquels on demande sans cesse des preuves de
leur amour du pays
après quils aient traversé
les Pyrénées pieds nus. Jhabite mon
lycée et jhabite ma classe. Nos
corps enseignent, entourent, encadrent les enfants
dans nos écoles. Cest sur eux que
sappuie notre métier,
cest avec mon corps que je fais le mien.
Ce qui nous menace, ce qui nous appauvrit moi,
mes élèves et mes collègues
cest cette Gestion. Pour ça, je
poursuis ma grève de la faim pour que
Roland Veuillet soit approché des
siens, pour quon ne stigmatise pas
laction politique alors quon se gargarise
d« éducation à la
citoyenneté », pour quon
arrête de médicaliser et de
psychiatriser celles et ceux qui sont encore en
vie, qui réagissent encore
en humains. Jean Philippe
JOSEPH Professeur
déconomie-droit Lycée JB
Dumas Alès
Ce
texte me paraît intéressant et
important.Corps
enseignant
On
apprend vite à sy faire, dans
lEducation nationale. On nous prend,
on
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